(Seul, dans une grande pièce vide...)
Non, pas Bruno. Solo, la solitude. Ce moment où l'on se retrouve seul avec soi-même, où l'on pense, où l'on prend conscience de pas mal de chose, où l'on idéalise aussi. La solitude nous permet de nous recentrer, de se rendre compte de ce qu'il se passe autour de nous, en nous. L'harmonie. Je crois qu'il est important de se ménager une place pour être seul, un moment, petit ou grand. On n'est pas asocial, déprimé, bizarre, méprisable, quand on souhaite, parfois, être seul. Je ne le crois pas en tout cas. Je suis un solitaire qui aime être avec les autres. Je suis un extraverti qui aime être seul. En tout cas, je suis absolument un peu des deux. Je m'aperçois, peu à peu, que j'ai une perception différente des choses suivant la situation. Un film, violent, qui me marque et me choque. Un autre, romantique et déprimant, qui m'attendrit et m'attriste. Je suis seul, et je ressens. Un film, violent, qui me fait rire. Un autre, romantique et déprimant, qui m'ennuie et me fait sourire. Je suis accompagné et je joue. Est-ce vrai ? Je ne sais pas. Plus.
Tout se trouve peut-être dans l'humeur ? Une humeur n'est pas constante, et quand je suis seul, mon humeur est.. peu habile à cacher mes émotions, à les masquer, alors qu'elle a l'air de se nourrir de la présence des autres quand je ne le suis pas, pour me « protéger ».
C'est étonnant d'écrire ce genre de chose et de le montrer, en plus de ça. On me connaît maintenant. Je ne sais pas qu'elle image je renvois de moi. En tout cas, je suis un genre de « cas », puisqu'une différence, qui ne me semble pas être ténu, existe entre ce que l'on voit de moi et ce que je suis. Je suis différent. Pas schizophréniquement différent, mais différent tout de même.
Pourquoi puis-je parler de la solitude avec, manifestement, tant de... détails ? (« Ça sent le vécu cette histoire »). Évidemment parce que j'en ressent les effets dans l'immédiat. Je la vis en ce moment même, et ce depuis un peu plus de 24h (l'écran affiche « 00:45 »). C'est elle qui me pousse, depuis bientôt une heure, à rester devant mon écran à écrire ceci...
Seul, dans une grande pièce vide. Un accoutrement blanc, des lunettes de soleil qui n'ont pas lieu d'être dans cette tiédeur de lumière. Un miroir qui renvoie une image. Ce miroir n'explique rien. Ne renseigne sur rien. Il singe l'extérieur, ne comprend pas les tourments intérieurs. Répond à l'envie de se voir, muet quand il faut penser les mots, panser les maux... Peut-être l'ultime représentant de la vanité, il sait cependant rassurer, soulager, quand c'est ce qu'on cherche en lui.
Le miroir, oui, mais pas de l'âme.
By Maxime