JH recherche émotion(s)

JH recherche émotion(s)
Dis donc, je m'essouffle. Je n'écris plus. Et quand je le fais, je me répète. Même à présent, en disant ceci, je radote. C'est triste de voir que mon champ d'action s'arrête ici. S'arrête à moi. Quand ma vie coule, quand je la vis sans péripétie particulière, sans épice pour relever tout ça, sans goût pour assaisonner le tout, sans but à atteindre, eh ben je n'ai rien à écrire, rien à ressortir, rien à faire ressentir. Je suis un « écrivain » (je ne me prend pas pour ce que je ne suis pas, mais force est de constater que j'écris) de sentiment, et quand il n'y en a pas, je n'écris pas. Parfois, il faudrait que je me force à ressentir des choses. Je recherche des émotions, et en ce moment, c'est dans les films. Et j'avoue, j'avoue, quand le bonheur ou la tristesse sont au rendez-vous, j'en profite. Oui, j'en profite. A fond. Je me complais dedans, et surtout dans la tristesse, car c'est le sentiment le plus palpable, celui dont on se rend le plus compte de l'existence. Le bonheur, on le sent, mais après coup, quand il a disparu. Quand elle est là, la tristesse, on le sait et on la sent. Et je la vis complètement.

By (wake up, ding dong) Maxime


PS : je recherche un surplus d'inspiration, aussi... Et je voudrais retrouver le contentement que j'avais de moi-même quand je me lisais, avant.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 03 novembre 2009 03:44

Bad times only ?

Bad times only ?
=)

Est-ce que l'on ne retient que les mauvais moments ? Où en tout cas, est-ce qu'on ne parle que de ceux là ?
A la question, « est-ce que ça va ? », une personne allant effectivement bien répondra que ça va, sans suite particulière, où alors elle étalera son bonheur en une phrase, deux si elle est dans une totale félicité. Alors que quand ça ne va pas... On pourrait parler des heures. On énumère les problèmes, les conséquences, on échafaude de possible solutions, on ourdi parfois des vengeances, quelques bagarres, quantité de plan, pour que la roue tourne. Et pour que l'on est à nouveau plus grand-chose à dire.
Le bonheur, s'il fait vivre, a rarement la chance de faire parler. En tout cas, il ne fait pas autant parler que le malheur, et pourtant il devrait. On sent le bonheur, on le vit intensément, mais il est peut-être difficile d'y mettre des mots dessus, d'expliquer les sensations. Flottement ? Légerté ? Chaleur ? Un peu de tout ça ? Rien de tout ça ?
Par contre, le malheur, pas besoin de tenter d'en énumérer les effets, tout le monde les a en tête. Peut-être parce que c'est lui que l'on vit le plus souvent ? Peut-être parce que c'est lui qui nous habite la plupart du temps ? Des questions, pas de réponses.

By Maxime
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 24 octobre 2009 05:00

Moi, jeu

Moi, jeu
(Moi, je n'y crois pas)

Je tourne et je vire... Je m'habille, je sors, je marche, puis je rentre quelques instants plus tard, mouillé. Je regarde un film. Je l'apprécie. Je profite, je réfléchis puis j'en mets un autre. J'aime pas. J'arrête. J'écoute de la musique, j'écris et je réponds. Je me réveille, je bois, je déjeune, je frotte, je mange. J'étends, je plie, je nettoie. Je gratte, je regarde, je lis, j'écoute. J'observe, je respire, je sens, je vis. Je l'écris.
Je fais court : je m'emmerde.
Alors je comble, je meuble, je bouche. Je vire, je tourne et je tourne...

Je pense m'être emmerdé toute la journée. Mais avec toutes ces activités, était-ce réellement le cas ?

By Maxime

# Posté le jeudi 08 octobre 2009 14:25

Modifié le mardi 20 octobre 2009 08:32

Trust

Trust
M&M

Le manque de confiance, pas de soi en soi, mais des autres en nous... J'imagine qu'il ne doit pas être évident de voir que nos proches, dans le sens « les intimes », ne nous font pas confiance. Qu'ils ne nous sentiraient pas capable d'accomplir quelques chose d'important. Qu'ils ne nous confieraient pas la garde d'une chose précieuse. Qu'ils nous écarteraient des choix possibles lorsqu'ils auraient une chose à déléguer. Qu'ils nous rappelleraient inutilement des choses que l'on a pas oublié.
Reprouver sa valeur ? Remontrer ses capacités ? Puis attendre le rejugement ? Non. Pas le temps. On a pas à prouver sa valeur à nos proches, ils sont sensés la connaître. Ceux qui l'ont oublié recouvreront la mémoire, ou pas. Point final. Il ne faut pas s'en faire. Pensez à la confiance des autres, ceux qui l'ont toujours ; ceux qui l'ont perdu ont peut-être plus perdu que vous.

Il faut faire attention quand on enfile un déguisement, juste pour rire. Parce que, sans rire, il y a parfois des gens qui ne vous ont pas vu le mettre...

On se trompe parfois. Souvent même. On fait de mauvais choix, on regrette, puis on s'adapte, parce qu'il n'y a que ça a faire en attendant que ça change. Dans deux mois ? Six mois ? Un an ? Le changement va arriver, c'est forcé. Mais à ce moment là, une seule chose : ne pas se tromper à nouveau. Tirer des leçons du passé, c'est la seule chose qu'il nous laisse, avec les souvenirs (et les cicatrices à peine refermées).

By Maxime

# Posté le samedi 26 septembre 2009 14:08

Modifié le samedi 10 octobre 2009 22:51

Solo

Solo
(Seul, dans une grande pièce vide...)

Non, pas Bruno. Solo, la solitude. Ce moment où l'on se retrouve seul avec soi-même, où l'on pense, où l'on prend conscience de pas mal de chose, où l'on idéalise aussi. La solitude nous permet de nous recentrer, de se rendre compte de ce qu'il se passe autour de nous, en nous. L'harmonie. Je crois qu'il est important de se ménager une place pour être seul, un moment, petit ou grand. On n'est pas asocial, déprimé, bizarre, méprisable, quand on souhaite, parfois, être seul. Je ne le crois pas en tout cas. Je suis un solitaire qui aime être avec les autres. Je suis un extraverti qui aime être seul. En tout cas, je suis absolument un peu des deux. Je m'aperçois, peu à peu, que j'ai une perception différente des choses suivant la situation. Un film, violent, qui me marque et me choque. Un autre, romantique et déprimant, qui m'attendrit et m'attriste. Je suis seul, et je ressens. Un film, violent, qui me fait rire. Un autre, romantique et déprimant, qui m'ennuie et me fait sourire. Je suis accompagné et je joue. Est-ce vrai ? Je ne sais pas. Plus.
Tout se trouve peut-être dans l'humeur ? Une humeur n'est pas constante, et quand je suis seul, mon humeur est.. peu habile à cacher mes émotions, à les masquer, alors qu'elle a l'air de se nourrir de la présence des autres quand je ne le suis pas, pour me « protéger ».


C'est étonnant d'écrire ce genre de chose et de le montrer, en plus de ça. On me connaît maintenant. Je ne sais pas qu'elle image je renvois de moi. En tout cas, je suis un genre de « cas », puisqu'une différence, qui ne me semble pas être ténu, existe entre ce que l'on voit de moi et ce que je suis. Je suis différent. Pas schizophréniquement différent, mais différent tout de même.

Pourquoi puis-je parler de la solitude avec, manifestement, tant de... détails ? (« Ça sent le vécu cette histoire »). Évidemment parce que j'en ressent les effets dans l'immédiat. Je la vis en ce moment même, et ce depuis un peu plus de 24h (l'écran affiche « 00:45 »). C'est elle qui me pousse, depuis bientôt une heure, à rester devant mon écran à écrire ceci...


Seul, dans une grande pièce vide. Un accoutrement blanc, des lunettes de soleil qui n'ont pas lieu d'être dans cette tiédeur de lumière. Un miroir qui renvoie une image. Ce miroir n'explique rien. Ne renseigne sur rien. Il singe l'extérieur, ne comprend pas les tourments intérieurs. Répond à l'envie de se voir, muet quand il faut penser les mots, panser les maux... Peut-être l'ultime représentant de la vanité, il sait cependant rassurer, soulager, quand c'est ce qu'on cherche en lui.
Le miroir, oui, mais pas de l'âme.


By Maxime
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 19 septembre 2009 19:17

Modifié le dimanche 20 septembre 2009 03:13